Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 00:07
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Après les étoiles les nuages, et pourtant il n'y a pas eu de nuit de sommeil entre les deux. Je devais dormir à 20h, épuisée, et me voici encore allongée dans mes draps d'un beau violet foncé, devant le laptop à cette heure légèrement tardive d'un samedi soir. Le sommeil je le sais ne viendra pas ce soir, je n'ai même pas réussi à dormir dans le train, fait rarissime, enfin je crois même que c'était la première fois. Je suis tellement fatiguée. Pourtant sans que je ne sache vraiment pourquoi l'envie de plonger dans les bras de morphée n'est pas présente. Je me sens perdue, seule mais pourtant j'aspire à une solitude plus grande encore

Non en fait j'aspire à m'endormir dans des bras masculins ou féminins, mais de ne pas me réveiller seule dans cette foutue chambre de 9m². Je sais bien à qui appartiennent les bras qui me manquent, tout comme je sais que je ne m'y endormerais pas avant de longues semaine, emplois du temps respectifs obligent. Si je m'y rendors un jour... Non, ne pas penser à ça, ne pas penser ça, ne pas y penser.

La même musique toujours en boucle dans les oreilles, je suis définitivement plongée dans une étrange frénésie d'écriture qui ne m'avait pas animée depuis bien longtemps. Ce n'est généralement pas très bon signe chez moi, mais je dois bien avouer que c'est le cadet de mes soucis pour le moment. A force de ne plus avoir ou presque aucun moment de solitude depuis quelques semaines, j'avais perdu la capacité d'écrire des choses personnelles, me contentant de news au goût de cartes postales rédigées par obligation. Et au final voici que ce soir, à peine mes doigts se posent sur le clavier, que des lignes et des lignes glissent de mes pensées à l'écran.

Ce processus d'écriture est une chose bien étrange, comme un spectre qui me hanterait depuis longtemps maintenant. Je me souviens du temps assez lointain maintenant où mes professeurs me disaient reconnaitre mes rédactions même lorsque j'oubliais de mettre mon nom dans la marge, de par mon style particulier et reconnaissable. Il me semble pourtant que je l'ai perdu ce style, enfin perdu peut-être pas, il a changé néanmoins, cela j'en suis sûre. Parfois il revient à son origine, quand plongée dans une sorte de transe je laisse mes doigts me dicter le scénario d'une nouvelle sans que je ne fasse réellement attention à ce que j'écris. Un peu comme ce soir en fait, sauf que là je sais ce que j'écris et qu'il ne sagit pas d'une nouvelle mais de textes plus personnels. Heureusement au final que personne ne passe ici.

N'est ce pas étrange d'avoir besoin ainsi d'écrire des choses personnelles ou non pour les mettre comme ici sur une page internet accessible au monde entier, comme si on se confiait à des millions d'inconnus, tout en souhaitant au final que personne ne les lises ?

Il semblerait oui que ce soir soit un soir de production, un peu comme ces soirs de pleine lune où l'insomnie me dicte de ces étranges mots emmêlés dans des phrases alambiquées. Oui pourquoi ? Pourquoi ce besoin d'écrire ainsi, peu importe l'heure, peu importe les mots ? Pourquoi cette satisfaction de voir les paragraphes bien rangés sur la page de rédaction du site sur lequel je poste ? Peut-être est ce parce que cela me donne l'impression de ranger un peu plus mes pensées tourbillonantes et harassantes. Comme si je faisais le plan d'une dissertation dont le sujet seraient mes préoccupations actuelles. Oui, cela doit être pour ça.

Ranger ses pensées et ses petites galères de la vie quotidienne dans de jolies lignes de mots bien délimitées, introduction, dévellopement...

Conclusion.
Par Nathanaëlle - Publié dans : journal à publication instinctive
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 20:44
http://img341.imageshack.us/img341/6642/whisky8286tx6.jpgIl y a des choses qui n'arrivent que dans les mauvais romans, du moins c'est ce que l'on pense souvent, ou alors que cela n'arrive qu'aux autres. Après encore 7h de train aujourd'hui, j'écoute une petite nouvelle de la chanson à texte française, les yeux brûlants de fatigue et l'envie de pleurer un peu aussi. Non, rien de bien grave, juste un peu de lassitude, de peur, de fatigue, un peu de perdition. "Tu sais la vie c'est un peu comme une autoroute, parfois tu rencontres des carrefours, après tu choisis de les prendres volontairement ou tu t'y forces." Et moi, suis-je un carrejour dans la vie des gens autour de moi ? Ou un panneau indicateur ? Ou peut-être au fond suis-je juste cette petite route de campagne qui longe toujours ces fameuses autoroutes. Mon carrefour à moi a trop de bifurcations, et trop peu de panneaux de destinations. Mais je l'aime bien comme ça, enfin je pense. Rentrée depuis à peine deux heures, j'ai plongé le nez dans les petites annonces, malgré l'épuisement et l'envie de me coucher en boule sous la couette, de fermer les yeux et de rêver un peu. Mais il faut parfois arrêter de faire l'autruche et prendre les problèmes à deux mains. La première chose que j'ai trouvé en rentrant chez moi, c'était une feuille glissant sous ma porte m'annonçant l'augmentation de mon loyer, et me prévenant de l'arrêt du versement de mes ALS... Bref, que des bonnes nouvelles... Trouver un studio dans mes moyens, régler la paperasse en retard, gérer les inscriptions à la fac, essayer de ne pas se prendre la tête avec histoire d'amour un peu compliquée, bref, une semaine pas vraiment sympathique en prévision. Mais on fera avec.

Et puis en parallèle les questionnements, ceux dont on parle rapidement à sa môman au milieu des 900 bornes en voiture de l'avant veille. Ceux que l'on tait car ils sont si insignifiants par rapport à ceux des gens autour de nous. Surtout actuellement avec tous ces morts, ces malades, ces gens qui se perdent dans leur futur, ceux qui au contraire le trouve et n'ont plus le temps pour le reste... Oui, ces questionnements qui me trottent dans la tête, ceux qui me font tellement peur. Suis-je en train de perdre toutes mes facultés mentales ? Suis-je assez intelligente pour faire des études ? Pourquoi est-ce que même le flash info le plus simple je met de longues minutes à le comprendre ? Pourquoi est-ce que du haut de mes 18 balais je commence à faire des fautes d'orthographe, moi qui n'en ai jamais fais aucune ? Pourquoi ai-je si peur de devenir folle ? de perdre définitivement toute capcité de réflexion. J'ai tellement peur de devenir folle. De cette folie que j'ai vu trop de fois emporter les gens autour de moi. "J'ai même changé de prénom, dans l'espoir de fuir cette folie, mais je la sens qui me guette à chaque tournant, qui me court après sans jamais s'arrêter. Jusqu'où vais-je devoir aller ?" Oui, cette folie, cette dégradation de mon état mental qui vient me harceler jusque dans mes cauchemars. Combien de temps encore à m'endormir avec la peur au ventre ? A paniquer chaque fois que je ne comprend pas quelque chose ? A retenir mes larmes quand je me rend compte que je suis parfois incapable d'articuler mes mots, comme si ma bouche était anestésyée, comme ça, en plein milieu d'une conversation ? A avoir peur que la personne que j'aime me quitte, non pas parce qu'elle ne m'aime plus mais parce que je suis trop idiote pour elle ? J'ai tellement peur.

Et la vie active qui me tombe dessus de plein fouet. L'habitude d'avoir ses proches qui vous mâchent le travail, même à des kilomètres de distance, c'est difficile à dépasser. Chercher un appartement, gérer les papiers sans passer un coup de fil à sa mère pour demander conseil. Arrêter d'harceler son frère pour qu'il nous accompagne dans la visite du dit appart', ne pas raconter ses petits bobos à sa grand mère le week-end, devant une tasse de café bien chaud, dans le fauteil en cuir marron de notre enfance. Pourquoi au final est-ce aussi compliqué ? L'adolescence que je n'ai pas eu me ratrappe de plein fouet après avoir été couvée une année par ma grand-mère. Moi qui était capable de gérer ma vie de A à Z, me retrouve telle une ado prépubère à ne plus savoir passer un coup de fil à une agence immobilière. J'ai perdu 5 ans, autant mentalement que physiquement, et je ne me reconnais plus le matin dans la glace.

Et voilà que le mot que j'avais prévu joyeux et plein de bonnes nouvelles se transforme en long texte déprimant où je m'apitoie comme une mioche sur mon sort, pourtant pas si triste, bien au contraire. J'ai une vie de rêve et je me plains encore... Pourtant je me sens perdue, putain, tellement perdue...

J'ai envie d'un bon verre d'alcool fort dans un bar enfumé, acoudée au bar en bois, une cigarette dégueulasse entre les doigts...

Par Nathanaëlle - Publié dans : journal à publication instinctive
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 17:24
Dans un tout petit paté de maison quelque part au milieu de la campagne de normandie, me voici devant l'écran pour vous apporter quelques nouvelles ^^ ! Le train a été prit hier matin à 8h30, décision du départ prise la veille à 22h30, bref, une décision dernière minute, mais qui s'avérait nécessaire. Rejoindre un bout de la famille que l'on a pas vu depuis quelques longues années, et qui plus est qui affronte actuellement des difficultés, c'est important, et ça ne demande pas des heures et des heures de réflexion ! j'ai donc affronté hier le métro parisien, les gares de la même ville, et 6h de trajet, pour arriver en milieu d'après midi sous le soleil néanmoins glacial de ce coin de verdure français...

Au final, on est bien à Nantes, et je n'ai plus aucune envie d'habiter panam... Bon, quelques cours loupés, mais on s'en fout. Et pas mal d'heures d'entrainement, mais la famille passe avant tout ! On descend ensuite du côté de carcassonne, voir un petit être qui vient de naitre. Puis retour, je pense.

Bref, ça va. fatiguée, mais ça va...
Par Nathanaëlle - Publié dans : news
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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /Fév /2010 23:05
http://img.over-blog.com/300x240/2/08/32/01/latoileduberger_plume_2-13e1ad.jpg

Elle patine, comme si sa vie en dépendait, avalant les kilomètres et caressant le bitume comme s'il s'agissait du plus tendre des amants. Elle court parfois aussi juste pour sentir le vent se créer sur sa peau et son souffle se perdre en de longues inspirations douleureuses. Pour se sentir vivante. Elle pleure parfois, de joie le plus souvent, parfois de stress devant une situation innatendue. Elle parle beaucoup. Beaucoup trop, mais on le lui pardonne souvent. Un peu trop peut-être. Elle rit souvent aussi, pour un petit rien ou un grand tout. Elle grifonne toujours, sur ses cahiers ou sur un bout de carnet qui trainait par là. Elle passe des heures, chaque jour, à tourner autour de verres en plastiques colorés, perchée sur des roulettes, s'usant les muscles et l'esprit. Elle écrit chaque nuit, laissant ses doigts courir le long de touches de plastique blanc de son laptop, ou se serrer autour du plastique froid d'un stylo. Elle chante aussi, quand l'envie lui en prend, ou qu'elle sent la joie d'être vivante dans chacune des fibres de son être. Elle crie souvent, contre elle même ou contre les autres, souvent pour rire, parfois sérieusement. Elle caresse les cordes d'une guitare un soir de temps en temps, se rappellant avec un sourire mélancolique ou rieur les longues heures passées seule ou accompagnée à s'amuser avec ce instrument. Elle fume aussi de temps en temps, un peu trop parait-il. Elle aime le chocolat, un peu trop aussi parait-il. Elle aime les heures passées avec un roman à l'eau de rose, allongée lassivement dans un hamac. Ou celles à parcourir des yeux un livre théorique sur des choses divers et surtout variées, assise dans le vacarme du tram. Se plonger dans un roman fantastique ou de science fiction sous sa couette tard le soir. Elle dévore des histoires de vie allongée sous un arbre d'un jardin public. Elle peut passer des heures assise sur un banc à regarder passer les gens. Elle aime aussi sentir le regard d'un homme quand elle prend une pose langoureuse et séductrice sur un simple siège de café.  Elle apprécie aussi la jalousie injustifiée dont fait parfois preuve une certaine personne chère à son coeur. Elle aime regarder les bijoux, pas les porter. Elle aime la caféine, plus que de raison. Est incapable de résister à l'envie d'ouvrir la fenêtre l'été après la pluie. Et surtout, surtout, elle ne peut s'empêcher d'écrire, encore et toujours... Encore et toujours...

"Apprentie slalomeuse freestyleuse, croqueuse de rires, écrivaillonne de tranches de vie, compteuse de battements de coeur..."
Par Nathanaëlle - Publié dans : Textes
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  • : Bien le bonjour nobles visiteurs sur cette nouvelle page d'inconnu ! Vous trouverez ici quelques dessins (peut-être), quelques écrits (sans doute), quelques pages du "journal à publication instinctive" (c'est sur). Et puis aussi quelques anecdotes du quotidien, un peu de musique et d'ambiance aussi... Rien d'extraordinaire, mais pleins de bouts d'ordinaire.
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