Samedi 6 février 2010
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Elle patine, comme si sa vie en dépendait, avalant les kilomètres et caressant le bitume comme s'il s'agissait du plus tendre des amants. Elle court parfois aussi juste pour sentir le vent se
créer sur sa peau et son souffle se perdre en de longues inspirations douleureuses. Pour se sentir vivante. Elle pleure parfois, de joie le plus souvent, parfois de stress devant une situation
innatendue. Elle parle beaucoup. Beaucoup trop, mais on le lui pardonne souvent. Un peu trop peut-être. Elle rit souvent aussi, pour un petit rien ou un grand tout. Elle grifonne toujours, sur
ses cahiers ou sur un bout de carnet qui trainait par là. Elle passe des heures, chaque jour, à tourner autour de verres en plastiques colorés, perchée sur des roulettes, s'usant les muscles et
l'esprit. Elle écrit chaque nuit, laissant ses doigts courir le long de touches de plastique blanc de son laptop, ou se serrer autour du plastique froid d'un stylo. Elle chante aussi, quand
l'envie lui en prend, ou qu'elle sent la joie d'être vivante dans chacune des fibres de son être. Elle crie souvent, contre elle même ou contre les autres, souvent pour rire, parfois
sérieusement. Elle caresse les cordes d'une guitare un soir de temps en temps, se rappellant avec un sourire mélancolique ou rieur les longues heures passées seule ou accompagnée à s'amuser avec
ce instrument. Elle fume aussi de temps en temps, un peu trop parait-il. Elle aime le chocolat, un peu trop aussi parait-il. Elle aime les heures passées avec un roman à l'eau de rose, allongée
lassivement dans un hamac. Ou celles à parcourir des yeux un livre théorique sur des choses divers et surtout variées, assise dans le vacarme du tram. Se plonger dans un roman fantastique ou de
science fiction sous sa couette tard le soir. Elle dévore des histoires de vie allongée sous un arbre d'un jardin public. Elle peut passer des heures assise sur un banc à regarder passer les
gens. Elle aime aussi sentir le regard d'un homme quand elle prend une pose langoureuse et séductrice sur un simple siège de café. Elle apprécie aussi la jalousie injustifiée dont fait
parfois preuve une certaine personne chère à son coeur. Elle aime regarder les bijoux, pas les porter. Elle aime la caféine, plus que de raison. Est incapable de résister à l'envie d'ouvrir la
fenêtre l'été après la pluie. Et surtout, surtout, elle ne peut s'empêcher d'écrire, encore et toujours... Encore et toujours...
"Apprentie slalomeuse freestyleuse, croqueuse de rires, écrivaillonne de tranches de vie, compteuse de battements de coeur..."
Par Nathanaëlle
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Publié dans : Textes
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